Land Art à la Maladrerie

De janvier à mai 2020 – Avec Lika Guillemot

Tous les ateliers ont été écrits et menés par l’artiste intervenante Lika Guillemot, avec 5 classes d’Aubervilliers: 2 classes de GS de l’école Perrin (Elodie Lehman et Annick Adelson), 2 classes de CP de l’école Curie / CP de l’école Langevin (Halim Difallah et Hanen Lounici) et 1 classe de CE2 de l’école Jean-Jaurès (Vanessa Mecke).


Ce projet initié par la directrice du CAPA Juliette Fontaine, a été coordonné par Nathalie Richard, conseillière pédagogique de la circonscription d’Aubervilliers 1.


Aubervilliers est une ville fortement urbanisée. Si les racines paysannes de la ville sont encore visibles sur quelques sites (ferme Mazier, jardins des vertus…), le béton a largement recouvert les champs anciens de la plaine des vertus.

La Maladrerie apparaît comme un îlot de verdure au milieu de la ville, forteresse aux jardins intérieurs. Les ateliers land art s’intéresse à la richesse de cette nature urbaine, proposent d’en faire son terrain d’étude, de création et d’élargir nos regards.

Pour mener cette étude, des cellules sont créées. A l’image des cellules biologiques d’un corps qui oeuvre dans un but commun, les quatre classes s’intéressent à des parties différentes: les abris-nids, les arbres habités, les graines géantes et la terre fertile.

Ce sont des chercheurs en herbe qui débutent une étude de terrain. Pour chacun, il s’agit d’observer la faune, la flore, de récolter et de prendre conscience que nous ne sommes pas seuls à vivre cette ville. Les jardiniers du secteur nous aide grandement à récupérer les matières premières des ateliers qui commencent à fourmiller. Nous commençons des prises d’empreintes de mains, de pieds, pour symboliser la place des enfants dans cette grande chaîne. Nous parlons des saisons, des cycles et plantons des graines.

Puis, le temps se suspend. La Covid 19, nous pousse vers nos intérieurs laissant le printemps vivre sa vie seul. Les jours passent chez nous, le printemps explose dehors. Des fiches d’ateliers sont envoyées pour expérimenter le land art intérieur. Certains enfants s’en saisissent et de belles créations naissent.

C’est une aventure morcelée que nous tenterons de réunir lors de l’exposition Les Beaux Jours à la rentrée prochaine, qui sera l’occasion de présenter les travaux des ateliers land art et d’implanter, côté jardin, les réalisations communes des élèves.(Lika Guillemot)