Expositions récentes

Partenariat avec l’OPH Aubervilliers

Soutenues par la ville d’Aubervilliers, ces expositions ont eu lieu en partenariat étroit avec l’OPH de la ville d’Aubervilliers, qui a permis au CAPA de lancer sa première exposition Sleep Disorders # 9 en 2014. L’aventure continue ! La fréquentation en est exemplaire. Le Fonds de dotation agnèsb. est notre mécène régulier et fidèle depuis plus de deux ans. Le Département de la Seine-Saint-Denis nous soutient aussi dans ce projet atypique. L’exposition Utopie/Maladrerie en mai 2019 avec Julie Balagué fut la 10 ème exposition.

Le CAPA : nouveau projet et expositions

Fondé il y a plus de trente ans comme atelier en arts plastiques à destination des amateurs et situé dans le quartier de la Maladrerie qui comprend un grand nombre d’ateliers d’artistes, le CAPA déploie depuis 2014, sous l’impulsion de sa nouvelle directrice Juliette Fontaine et son équipe, un projet radicalement nouveau en adjoignant à cette activité pédagogique – profondément renouvelée, la production et l’organisation d’expositions d’art contemporain.

En effet et du fait de l’absence d’espace d’exposition dans ses locaux, le CAPA a, dès la première exposition, sollicité un partenariat original avec l’OPH de la Ville d’Aubervilliers, qui met à sa disposition des appartements dans le quartier de la Maladrerie. Outre la qualité des lieux proposé et leur singularité de disposition, cette démarche atypique vise à déployer d’une manière singulière les relations entre le Centre d’art et son quartier.

Rappelons tout d’abord que le projet architectural (1975-1986) de Renée Gailhoustet pour la Maladrerie a été dès le départ d’intégrer une cinquantaine d’ateliers d’artistes à une cité de logements – l’architecte étant par ailleurs l’auteure d’un grand nombre de projets innovants en Ile-de-France. Faisant écho à ce projet initial, la démarche qu’entreprend le CAPA en investissant ainsi des logements sociaux est loin d’un projet institutionnel ou de l’exportation d’une galerie en banlieue.

Créer des expositions exigeantes et itinérantes dans une cité au contexte social très difficile répond à la volonté d’expérimenter de nouvelles formes, aussi bien pour les artistes que pour une population locale qui en est souvent privée. Tout en veillant à l’exigence de son projet artistique, le CAPA implique les habitants d’une manière importante dans le déroulement de l’évènement, tout en proposant un réel travail de médiation et d’inscription auprès du public. Dans la même logique, il veille à ce que les artistes exposés soient toujours rémunérés. Nul art social ou bénévolat expérimental ici, mais la volonté de construire un projet « soutenable » où l’ensemble des acteurs – public, artistes, habitants – fassent l’objet de la même exigence et de la même attention.


Utopie/Maladrerie

Avec Julie Balagué
Commissaire de l’exposition Juliette Fontaine
Vernissage le 10 mai 2019
Exposition du 4 mai au 16 juin 2019

Dans un appartement de la Maladrerie
3, allée Gustave Courbet – 93300 Aubervilliers
15h-19h du mercredi au dimanche ou sur RDV au 01 48 34 41 66

Du 4 mai au 16 juin 2019 se tient l’exposition Utopie/Maladrerie, de Julie Balagué en partenariat avec le Centre d’Arts Plastiques d’Aubervilliers (CAPA). L’exposition rassemble photographies, textes, installations sonores et sculptures. Conçu avec les habitants du quartier, le projet met en scène des personnes, devenues personnages, dans une architecture devenue décor. Ce travail questionne ainsi les orientations économiques, politiques et psychosociologiques du projet architectural initial du quartier de la « Maladrerie », conçu dans les années 1970 par l’architecte Renée Gailhoustet. L’exposition a lieu dans la galerie du CAPA, un des 1000 logements du quartier mis à disposition par l’OPH d’Aubervilliers, et s’intègre dans un projet innovant initié par Juliette Fontaine (directrice du CAPA) de mise en contact de la création artistique contemporaine avec la population de ce quartier sensible.

Ce travail est issu de la commande photographique nationale des Regards du Grand Paris du ministère de la Culture et de la Communication – Ateliers Médicis et Centre national des arts plastiques).

Le projet Utopie / Maladrerie s’intéresse au territoire urbain comme représentation des orientations économiques, politiques et psychosociologiques du projet architectural. Ce travail considère la notion d’utopie architecturale et la façon dont les habitants ont pu s’en emparer. Conçues avec les habitants du quartier, ces images mettent en scène des personnes, devenues personnages. L’architecture devient décor, et l’habitat, scène. Ces images dessinent la frontière entre le quotidien d’un territoire, et l’utopie dont il tire son origine.

PARTENAIRES
Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis ; OPH d’Aubervilliers ; Mairie d’Aubervilliers ; Ministère de la Culture et de la Communication ; Centre Nationale des Arts Plastiques ; Ateliers Médicis.

Exposition collective organisée par le CAPA – Centre d’Arts Plastiques d’Aubervilliers, La Maladrerie – Aubervilliers, avec le soutien de l’OPH, la ville d’Aubervilliers et le Département de la Seine-Saint-Denis. Photographies © Thomas Guyenet 2019.

Life on Mars

Avec Benjamin L. Aman, Marion Auburtin, A. & F. Lamarche-Ovize et Bettina Samson
Commissaire de l’exposition Juliette Fontaine
Vernissage le 15 mars 2019
Exposition du 16 mars au 7 avril 2019
3, allée Gustave Courbet – La Maladrerie – 93 300 Aubervilliers

Télécharger le Dossier de presse

(…) Cette exposition n’a pas de thématique, ni de fil rouge à proprement parler. Elle ne regroupe pas des artistes autour de la tellurique planète rouge et de tous les fantasmes qu’elle suppose tels que sa colonisation, ou ses hypothétiques habitants aux yeux écarquillés, aux paupières décousues. Parfois, dans les œuvres des artistes choisis, apparaissent des présences, des étrangetés, des fantômes, des esquisses d’utopies, des références à la science-fiction, des objets dont l’improbabilité serait digne de la non-fonctionnalité de la tasse de thé du Lièvre de Mars dans Lewis Carroll. On y trouve même des images récentes de la NASA. Mais on ne trouvera aucune nouvelle interprétation de la conquête spatiale inaugurée par Jules Verne et incarnée dans La Guerre des mondes. Aucun monstre entomologique, aucun reptilien luminescent, aucun être repoussant doté d’une tête démesurée et de tentacules, aucun petit bonhomme vert grisâtre. Aucun alien. Peut-être quelques mutants.

L’axe partagé ici est très clairement la notion de territoire, et en particulier celui de la Maladrerie. Tous les artistes ont leur atelier dans le quartier. Le match est à domicile. Chaque artiste s’avance avec une nette singularité à mettre en regard avec celle de l’autre, voire de la mettre en tension dans un même espace d’exposition. Dès le départ, le choix du CAPA de créer des expositions en appartement est un défi qui questionne en soi ce que peut-être une exposition. À l’aune de cette démarche, l’expérience que constitue Life on Mars est d’autant plus expérimentale du point de vue de son montage, que les univers de chacun des cinq artistes sont assez différents. Si on doit faire émerger un autre point commun entre eux, c’est l’amitié qu’ils se portent. Ce qui pourrait sembler anecdotique mais qui ne l’est sûrement pas quand il s’agit de s’exposer dans un même lieu avec des originalités si fortement dessinées, et de questionner peut-être, par là même, l’altérité.(…)

Exposition collective organisée par le CAPA – Centre d’Arts Plastiques d’Aubervilliers, La Maladrerie – Aubervilliers, avec le soutien de l’OPH, la ville d’Aubervilliers et le Fonds de dotation Agnès b. Photographies © Thomas Guyenet 2019.


Axolotl

Thierry Fournier et Laura Gozlan
Vernissage le 4 mai 2018
Du 5 au 28 mai 2018
Dans un appartement de la Maladrerie à Aubervilliers, après une résidence

Télécharger le dossier de presse.

Le projet Axolotl prend pour point de départ une convergence entre les démarches des deux artistes : un principe de transformation du vivant et d’expérimentation de ses limites. Animal aquatique rare originaire du Mexique, l’axolotl a la triple singularité de vivre à l’état larvaire, de pouvoir régénérer ses organes endommagés et de développer des poumons s’il est extrait de son mileu aquatique – ou sous l’effet d’hormones spécifiques. Ces créatures sont présentes dans plusieurs fictions, notamment dans Dune de Franck Herbert où les axlotl tanks permettent des clonages, et Le Procès de l’homme blanc de Yann Quero où ils sont utilisés pour concevoir des réseaux neuronaux télépathiques.

La pratique de Laura Gozlan s’articule autour de films expérimentaux, de sculptures, vidéos et installations visuelles. Elle s’intéresse notamment aux utopies scientifiques et à leurs communautés, explorant les liens entre contre-culture et posthumanisme, new-age, cybernétique, et leurs dystopies. À travers une pratique d’objets, d’installations, de prints, pièces en réseau et vidéos, la démarche de Thierry Fournier forme quant à elle l’hypothèse d’une vie propre des choses, pour questionner la manière dont elles suscitent une reconfiguration de l’identité et de l’altérité. Les deux artistes se connaissent bien. Ils ont collaboré une première fois en 2013, lorsque Thierry Fournier a invité Laura Gozlan dans le cadre de Ce qui manque, résidence de recherche et exposition dont il était commissaire à La Panacée (Montpellier) : Laura Gozlan y a créé l’installation Remote Viewing. Cette expérience a initié ensuite un dialogue constant sur leurs travaux, nourri par de nombreux champs d’intérêt communs.

Photographies © Thierry Fournier 2019.


L’Évidence de la nuit

Avec Bruno Gadenne, Vassilis Salpistis et Juliette Vivier
Commissaire d’exposition Juliette Fontaine
Vernissage le 9 mars 2018
Exposition du 10 mars au 1er avril 2018
3 allée Gustave Courbet 93 000 Aubervilliers

Télécharger le dossier de presse

L’Évidence de la nuit évoque en premier lieu le paysage. Les tréfonds du paysage, et peut-être même ceux des êtres qui le traversent, qui s’y cachent ou émergent de ses plis. Son intimité indicible. Son énigme. Si la nuit fait songer naturellement au ciel, son immensité, avec les songes qu’elle convoque, la nuit est ici autant la terre, la forêt, le jardin, le sol lunaire, la grotte, la clairière déflorée, l’épaisseur vaporeuse des nuages, le chant de la source d’eau, le silence des pierres et des végétaux. Le silence habile des bêtes. Le silence de la déambulation des hommes. Elles sont pourtant rares ces présences humaines dans ces « paysages avec figures absentes ». Toutes les formes paraissent sortir de l’ombre. Elles vibrent. Comme des fantômes. Comme des âmes incrustées dans la vacance de l’horizon. (…)

Exposition collective organisée par le CAPA – Centre d’Arts Plastiques d’Aubervilliers, La Maladrerie – Aubervilliers, avec le soutien de l’OPH, la ville d’Aubervilliers et et le Fonds de dotation Agnès b. Photographies © Thomas Guyenet 2018.


Faire chantier

Photos réalisées par Thomas Guyenet.

Avec Bernard Calet, Isabelle Ferreira, Thomas Guyenet, Claude Lévêque, Pascal Lièvre et Benjamin Sabatier.
Commissaires d’exposition : Juliette Fontaine et Isabelle Lévénez.

Vernissage jeudi 4 mai 2017
Exposition du 5 au 28 mai 2017
3 allée Gustave Courbet 93 000 Aubervilliers

Télécharger le dossier de presse

Faire chantier, hors des lieux d’exposition habituels ; inviter six artistes dont les pratiques se confrontent radicalement aux espaces et aux lieux ; le faire avec attention dans un quartier fragile, en relation étroite avec ses habitants et son quotidien ; déployer cette proposition dans un appartement HLM en interrogeant notre capacité à transformer le réel : tels sont les points de départ de cette exposition, emblématique à de nombreux égards de la démarche du Capa – Centre d’Arts Plastiques d’Aubervilliers.

Les deux commissaires Juliette Fontaine et Isabelle Lévénez présentent ici dix-sept œuvres de six artistes : seize choisies pour leur résonance forte avec ces idées – et une création in situ. Bernard Calet déploie cinq installations qui constituent autant de dispositifs potentiellement en transformation, associant matériaux bruts de construction et signes de la modernité. À travers ses paysages abstraits, Isabelle Ferreira explore les relations et les passages possibles entre peinture, sculpture et architecture, planéité et spatialité. Avec ses deux images du chantier des Halles à Paris – un espace et un portrait, Thomas Guyenet retranscrit l’expérience de lieux en devenir et donne à voir, en les déplaçant, les changements qu’ils peuvent susciter. Pascal Lièvre réactive ironiquement avec deux vidéos et un dessin des éléments de langage révolutionnaire qui, ainsi recontextualisés, résonnent singulièrement dans ces murs. Benjamin Sabatier déploie trois sculptures dans lesquelles les assemblages parfois trompeurs de matériaux bruts et quotidiens évoquent la possibilité d’une appropriation par tous et d’une construction commune. Claude Lévêque, quant à lui, signe une création pour l’exposition : une installation in situ qui fait d’une chambre de logement social le lieu d’une transformation brutale, d’un souvenir ou d’une utopie.

Photographies © Thomas Guyenet 2017.


Le Silence est d’or

Le Silence est d’or avec les artistes Virginie Descamps, Irina Rotaru et Gabrielle Wambaugh – Commissaire d’exposition Juliette Fontaine.

Vernissage vendredi 10 mars 2017
Exposition du 11 mars au 2 avril 2017
3 allée Gustave Courbet dans un appartement de la Maladrerie – Metro Fort d’Aubervilliers.

Le Silence est d’or. L’œuvre d’art ne délivre pas un sens à la manière des messages que l’on échange en communiquant par le langage. Elle n’a pas prioritairement une fonction de communication car cela supposerait qu’il faudrait comprendre une oeuvre pour la recevoir et l’apprécier. Ce n’est pas le cas.

Le titre de cette exposition Le Silence est d’or n’est bien entendu pas littéral, mais déjà donne sens par l’aridité ronde de sa forme poétique : une ligne japonaise, un haïku. Il ne s’agit pas d’évaluer la présence du silence dans les oeuvres des trois artistes exposées, mais peut-être plutôt l’amplitude de leur rigueur toute voluptueuse qui les sous tend et en affecte l’évidence de la représentation qu’elles proposent. Et en effet que représentent-elles ? De l’espace ? Du temps ? Des corps ? De l’organique ? De l’animal ? Du végétal ? Du minéral ? De l’objet ? En fait, des agencements possibles de ces univers différents et qui les rendent intimement liés. Elles sont surtout des matières de la pensée en mouvement. Elles créent des espaces d’expériences sensibles multiples qui nous désorientent et nous ravissent dans leur duplicité de sens.

Photographies © Thomas Guyenet 2017.


Jessica-web


Proliférances

Carte blanche à Jennifer Caubet et Flavie Pinatel

Exposition de Flavie Pinatel et Jennifer Caubet, qui vivent et travaillent toutes deux à Aubervilliers. Le projet a proposé deux regards croisés sur le quartier de la Maladrerie, tant du point de vue de la vie des habitants que de l’architecture singulière de Renée Gailhoustet.


Photographies Juliette Fontaine

Vernissage le vendredi 20 mai 2016 de 18h à 21h
Exposition jusqu’au 29 mai 2016 de 15h à 20h et sur rendez-vous au 01 48 34 41 66

Adresse : 6 passage Daquin, quartier de la Maladrerie à Aubervilliers
contact@capa-aubervilliers.org / juliette.fontaine@capa-aubervilliers.org


Imades des images-Web

Images des images

Avec Pascale Barincou, Martine Moreno, Véronique Santini, Maïté Servières, Michèle Sorosina et Judith Vittet. Commissariat Juliette Fontaine

Exposition des collages réalisés pendant un stage dirigé par l’artiste Vassilis Salpistis

Vernissage le vendredi 6 mai 2016 de 18h à 21h
Exposition les 7 et 8 mai 2016 de 15h à 20h et sur rendez-vous

Adresse : 6 passage Daquin, quartier de la Maladrerie à Aubervilliers
contact@capa-aubervilliers.org / juliette.fontaine@capa-aubervilliers.org


Dynamique des fluides

Avec Céline Cléron, Béatrice Cussol, Sophie Gaucher, Camille Grosperrin, Isabelle Lévénez et Pierrick Naud. Commissariat Juliette Fontaine.

Vernissage le vendredi 11 mars 2016 de 18h à 22h
Exposition jusqu’au 27 mars 2016 de 15h à 20h et sur rendez-vous
Rencontre avec les artistes le samedi 19 mars à 17h
Avec le soutien de l’OPH d’Aubervilliers

Adresse : 6 passage Daquin, quartier de la Maladrerie à Aubervilliers
Métro Fort d’Aubervilliers Ligne 7, Bus 173 et 250 arrêt Balzac
Renseignements : 01 48 34 35 34 / 01 48 34 41 66
contact@capa-aubervilliers.org / juliette.fontaine@capa-aubervilliers.org

Photographies © Thomas Guyenet 2016.


SLEEP DISORDERS

L’exposition Sleep Disorders # 9 a eu lieu du 11 au 26 octobre 2014 dans un appartement de l’OPH de la ville d’Aubervilliers dans la Maladrerie au 26 rue Lopez et Jules Martin.

Avec : Marion Auburtin, Juliana Borinski, Julia Cottin, Marina Gadonneix, Florentine & Alexandre Lamarche-Ovize, Benjamin L. Aman, Bettina Samson, Eric Stephany, Julien Tiberi et David De Tscharner.

Curatoriat : Marion Auburtin et Benjamin L. Aman.

Photographies © Thierry Fournier 2014.

sophie-gaucher-01

Performance de Sophie Gaucher, artiste invitée par le CAPA. L’artiste est intervenue sur l’architecture de Renée Gailhoustet au 26 rue Lopez et Jules Martin en rétroprojetant un dessin. Durée 30 minutes. Vous pouvez regarder la vidéo en cliquant sur le nom de l’artiste.